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jeudi 25 novembre 2010

A la découverte des cosmétotextiles

La cosmétotextile est la nouvelle technologie qui mélange les cosmétiques et les textiles. La fibre high-tech contient une substance qui est libéré sur les parties superficielles de l'épiderme. Elle nettoye, parfume, protège et corrige les odeurs corporelles. La fibre textile contient des microcapsules et libèrent un produit lorsqu'il y a un contact avec la peau. La technologie cosmétotextile crée différentes fibres qui vont bientôt être fureur, ou qu'ils le sont déjà !

mercredi 24 novembre 2010

Découvrez la cosmétotextile, la nouvelle technologie qui fait fusionner l’univers des cosmétiques et celui des textiles pour un plus grand confort.


Mincir, se protéger du soleil, moins transpirer,… en s’habillant. Aujourd’hui nos vêtements ne sont plus de simples textiles, ils sont aussi « intelligents ». Grâce à des fibres aux multiples propriétés, nos vêtements se font anti-UV, amincissants et ultra-respirants. La cosmétotextile repose sur des technologies de pointe et de puissants agents actifs. Les matières aux fibres high-tech sont conçues pour vous simplifier la vie.


Selon la définition officielle du BNITH, Bureau de Normalisation des Industries Textiles et de l’Habillement, une cosmétotextile est un article textile contenant une substance ou une préparation destinée à être libérée durablement sur les différentes parties superficielles de l’épiderme, et revendiquant une ou des propriétés particulières telles que nettoyage, parfum, modification d’aspect, protection, maintien en bon état ou correction d’odeurs corporelles.


Cette révolution a commencé avec les bas en nylon, puis les chemises, les chaussettes, et les pulls en fibres synthétiques, ensuite sont apparues les microfibres. Aujourd’hui, les maisons de couture n’hésitent pas à élaborer des sous-vêtements qui améliorent notre santé. Le procédé consiste à emprisonner des microcapsules de principe actif dans les fibres du textile. Celles-ci libèreront leur agent au contact de la peau. Les principales difficultés sont l’encapsulation des substances et le maintien dans le temps des qualités recherchées, notamment après le lavage et le rechargement en principe actif. Les applications des cosmétotextiles sont innombrables : collant amincissant ou massant, tee-shirt rafraîchissant jusqu’aux draps aphrodisiaques. La filière cosmétotextile doit son succès aux efforts conjoints des laboratoires de recherche publics et privés, et des industriels.


Il existe des textiles filtres solaires pour vous protéger des rayons du soleil qui prennent en compte la sensibilité de votre peau. Ces textiles protègent la peau au même titre qu’une crème. Chez Schöffel, spécialiste en cosmétotextile, les vêtements sont conçus pour vous protéger lors de vos expositions en randonnées, treks, marche dans le désert et autres périples en pirogues lors de destinations lointaines. Ces vêtements « intelligents » se déclinent en tee-shirt, débardeur, chemise, mais aussi en petite robe saharienne et pantalon. Une démarche innovante dans le secteur du textile dit « outdoor » (vêtements spécialisés pour pratiquer certaines activités).


Les textiles ultra-respirants vous gardent au sec et absorbent les odeurs de transpiration. Développé par la marque New Balance, le Lightning Dry est un tissu à base de fibres polyesters traitées chimiquement pour évacuer l’humidité rapidement. Par ailleurs, pour réhydrater la peau, l’huile d’amande douce est l’actif le plus fréquemment utilisé. De nombreux vêtements (haut comme bas du corps) sont ainsi créés pour protéger les peaux fragiles.


Les textiles minceurs traquent avec succès et sans relâche les bourrelets. C’est le marché le plus exploité pour le moment. La technique de micro-capsulation permet de drainer le corps grâce au maillage alvéolé ou seconde peau. Une haute technologie développée, entre autre, par la marque Lytess, spécialiste de la cosmétotextile dans sa gamme minceur. La marque utilise les actifs tels que la caféine, le beurre de mangue et de karité, pour à la fois lancer le déstockage de graisse et hydrater l’épiderme.


L’autre version minceur est la gamme anticellulite. Grâce à l’effet seconde peau, le tissu se frotte à la peau pour en libérer les principes actifs. Les vêtements aux principes amincissants peuvent se porter de jour comme de nuit. Il existe des versions corsaires ou legging. Les grandes marques affirment leur expertise avec de nouveaux actifs et misent sur l’algue rouge pour activer la libération des graisses.


Une grande innovation qui ne tardera pas de séduire tous les fans de haute technologie et de mode. En attendant son arrivée à la Réunion, profitons de l’été pour porter des robes bustiers, l’une des grandes tendances de la saison.


L’artisanat malaisien en tournée auprès des professionnels européens

Le professionnel du textile malaisien fait une tournée pour présenter ses matières, très luxueuse, aux grands créateurs de la mode. Il crée des étoffes qui ressemble à du brocard, tissé à la main, insérant des fils d'or ou d'argent dans du coton ou de la soie. Les matières sont contruites par des méthodes délaissées des générations précédant. Pour un mètre de tissus, cela équivaut à deux semaines de travail.

Matthieu Guinebault, 27-10-2010

Après Londres, Milan et Barcelone, c’est à Paris que s’est arrêtée une délégation de professionnels du textile malaisien. Originaires de la province du Terengganu, sur la côte Est de la partie occidentale du pays, ces derniers souhaitaient présenter à leurs homologues européens les vertus du Songket. Un type de brocard tissé main en coton ou soie intégrant des fils d’or ou d’argent, et à l’origine réservé à la famille royale de Malaisie.



Diverses créations issues du Songket présentées à Paris le 19 octobre 2010

Emmenées par Dato Mohamed Awang Tera, Président de la coopérative pour le développement économique de Terengganu, les huit entreprises locales ont attiré quelques grands noms du luxe français. Des représentants de LVMH, Richemont, Hermès, Karl Lagerfeld, Chloé, Aubade et de l’Institut Français de la Mode avaient fait le déplacement le 19 octobre dernier au George V pour découvrir ce savoir-faire unique au travers d’un showroom et d’un défilé.

Issu d’une technique locale transmise à travers les générations, ce tissu haut de gamme réclame pas moins de deux semaines de travail par mètre. Un savoir-faire défendu par l’association Asean, qui forme de jeunes malaisiens à cet art, présidée par le professeur Suleiman Ghani.

"Il s’agit d’une matière d’exception qui se décline aussi bien en mode qu’en accessoire, et même en décoration", explique ce dernier, également président du Terengganu Institute of Design. "Notre but, par ce voyage, est de bâtir un pont entre la Malaisie et la mode européenne. Il nous revient d’adapter aux goûts européens nos créations très colorées, mais je suis certain que les professionnels d’ici y verront la promesse d’une qualité unique pour leur clientèle, la plus exigeante et prescriptrice du globe".


Pantone dévoile son nouvel outil Capsure

Le Capsure est un nouvel outil qui permet de détecter  la vrai couleur sur les étoffes et de les transférer sur un ordinateur.


Matthieu Guinebault, 25-10-2010

Le spécialiste de la couleur pour professionnels lance son nouvel outil portable de mesure colorimétrique. Baptisé Capsure, celui-ci peut détecter un assortiment de quelque 8 000 couleurs différentes sous tout type d’éclairage et, surtout, sur tout type de matière.

 
Pantone
Le Pantone Capsure


Proposé pour 550 euros sur le site de la marque, ce nouveau système est compatible PC et Mac, de même que le logiciel Palette Application fourni avec.


L’outil en lui-même comprend les bibliothèques Pantone Fashion + Homme et Pantone Paint + Interiores, ainsi que le guide Pantone Plus Series.



L'inventeur du textile « auto-rafraîchissant » devient célèbre mais garde la tête froide

Le jeune Gauthier Bedek, âgé de 27 ans, a gagné le prix Théophile Legrand 2010. Il a inventé une fibre qui permet aux sportifs de se rafraîchirent.  « En mettant à profit une réaction physico-chimique qui, grâce à l'eau de la transpiration, va dissoudre du xylitol, encapsulé grâce à un procédé novateur. Une technologie qui permet de former une membrane semi-perméable autour de ce produit qui va absorber l'énergie et donc la chaleur.», explique Gauthier Bedek. La température diminue vraiment.

Marc Grosclaude, dimanche 21.11.2010

| LE VISAGE DU DIMANCHE |

Il n'a que 27 ans, un sourire encore un peu timide face à la notoriété qui vient de lui tomber dessus et on voit bien qu'il se sent plus à l'aise dans son laboratoire lillois que devant les flashes et les projecteurs. En remportant le prix Théophile Legrand 2010, remis vendredi soir à Roubaix, Gauthier Bedek est pourtant en passe d'opérer une petite révolution dans le textile. Tout cela grâce à des vêtements qui, au lieu de tenir chaud, aident à rester au frais...

Théophile Legrand, l'industriel fourmisien du textile qui a donné son nom à ce prix international de l'innovation, doit regarder étonné ce que la recherche parvient à faire aujourd'hui. Lui, qui fut reconnu pour le travail de la laine, fibre apportant en principe de la chaleur à celui qui la porte, ne comprendrait pas forcément l'intérêt du textile « auto-rafraîchissant » que le jeune enseignant chercheur d'HEI, originaire de Saint-André-lez-Lille, vient de mettre au point. Autre époque, autres modes de vie et autres attentes des consommateurs devant les vêtements qu'ils portent.

Pour Christian Cambier, descendant de Théophile Legrand et à l'origine de ce prix avec l'Institut de France, le projet récompensé cette année est « le plus abouti, le plus original, le plus intéressant. » En somme, il a « fait la différence » parmi seize projets portés par de jeunes chercheurs originaires de France, certes, mais aussi d'Allemagne, d'Italie, du Brésil.

Mais en quoi consiste ce nouveau textile ? L'enjeu, quand on est sportif ou que l'on travaille dans des conditions de chaleur intense, est justement de réduire l'inconfort provoqué par la hausse de température. Comment ? En mettant à profit une réaction physico-chimique qui, grâce à l'eau de la transpiration, va dissoudre du xylitol, encapsulé grâce à un procédé novateur. Une technologie qui permet de former une membrane semi-perméable autour de ce produit qui va absorber l'énergie et donc la chaleur. C'est très schématique. Les spécialistes, notamment ceux du Gemtex de Roubaix, associés à ce projet, parleront de « matériau à changement de phase hydrique », mais le grand public ne rentrera pas dans ces détails. « Ce n'est pas un effet placebo, la température diminue vraiment », insiste Gauthier Bedek qui, pour étayer sa démonstration, a présenté vendredi, devant un auditoire impressionné, les résultats des tests d'usage, faits par des coureurs. Résultat, la température à la surface de la peau diminue bel et bien. Étonnant.

« Trop chaud, moi ? Jamais ! »

Ce qui l'est encore plus, c'est le nom du partenaire industriel avec lequel ce jeune docteur en énergétique de l'université de Lille a travaillé le passage au stade industriel. Plus connu pour le Thermolactyl (la version originale et sa récente évolution), donc des vêtements chauffants, Damart a apporté son concours à cette innovation. Et il ne serait pas impossible que ce soit avec cette même entreprise qu'il passe à la production à une échéance pas forcément très lointaine. « Mais les collections, cela se développe parfois dix-huit mois à l'avance ! » Attendons donc, et gardons la tête froide.


Avant même d'être auréolé de son prix de l'innovation textile, Gauthier Bedek a déjà été recruté par l'école d'ingénieurs HEI pour son laboratoire textile. Et c'est là qu'il va travailler à l'amélioration de son produit. Déjà abouti, ce textile intelligent permet donc de profiter de son effet pendant trois heures d'affilée, est lavable à l'eau claire et résiste, pour l'instant, à une dizaine de lavages. L'enjeu, désormais, est de travailler à augmenter la durabilité de ces microcapsules et de les greffer sur différentes fibres textiles. Les plus grands progrès techniques ne se sont pas faits en un jour. Ce n'est pas Théophile Legrand qui aurait dit le contraire.



mardi 23 novembre 2010

Un filtre en coton électrifié pour purifier l'eau

Les chercheurs à l'université de Stanford, ont simplement utilisé un T-shirt et l'ont trempé dans une solution et cela permet de filtré 98 % de bactéries dans l'eau, dans les pays en voie de développement. L'eau pollué appelé Escherichia coli, qui provoque des maladies chez les gens. Environ 6 milliard d'enfants meurt, par année, de cette eau.

Tristan Vey, 01/09/2010



Les grosses fibres représentent les mailles du tissu, les petites, les naoparticules de la solution piégées dans le tissu. (crédits photos: Stanford university)

Un simple morceau de T-shirt trempé dans une solution a permis à des chercheurs de filtrer 98 % d'une bactérie très répandue dans l'eau. Un espoir pour les pays en voie de développement.
Rapide et peu chère, une nouvelle méthode pourrait permettre de traiter facilement l'eau dans les pays en voie de développement. Mis au point à l'université de Stanford, ce procédé requiert un filtre très facile à mettre en place et une faible quantité d'électricité. Dans une publication à paraître dans la revue Nano Letters, les chercheurs expliquent avoir réussi à éliminer 98% d'une bactérie très présente dans l'eau appelée Escherichia coli, dont certaines variétés peuvent provoquer gastro-entérites, méningites ou infections urinaires.

Pour fabriquer le filtre en question, il ont trempé un vulgaire morceau de T-shirt en coton dans une solution de nanotubes de carbones et de nano-connecteurs en argent. Le tissu conduisait alors l'électricité. En appliquant un faible courant de quelques milliampères et d'une vingtaine de volts, les chercheurs ont tué la plupart des bactéries qui passaient au travers.

«Un traitement 80.000 fois plus rapide»

Les filtres «physiques» existants empêchent mécaniquement le passage des bactéries. Mais les mailles du filet sont si petites que des pompes électriques sont nécessaires pour faire passer l'eau au travers. Une opération qui augmente considérablement la quantité d'énergie consommée et réduit le débit. «Notre filtre permet de traiter 80.000 fois plus vite l'eau», s'enthousiasme Yi Cui, auteur principal de l'étude.

Cette technologie pourrait remplacer l'utilisation d'un traitement chimique fastidieux à base de chlorine quand le filtrage n'est pas possible (lieux isolés sans électricité par exemple). Reste à savoir si la mise en place de plusieurs filtres successifs permet d'éliminer complètement les bactéries et les virus contenus dans l'eau. Pour cela, il faudra évidemment que les chercheurs ne se concentrent pas seulement sur Escherichia coli, comme ils l'ont fait dans cette étude. La mise en place de plusieurs filtres successifs devrait  permettre de s'approcher encore un peu plus des 100% de microbes tués.

La production de nanotubes en carbone coûte de moins en moins cher, et la solution utilisée par les chercheurs ne contient que très peu d'argent. Il est encore trop tôt pour estimer le coût industriel de ce procédé, mais il pourrait probablement être mis en place à peu de frais dans beaucoup de pays. Or les maladies hydriques sont encore à l'origine de la mortalité très élevée constatée dans les pays en voie de développement. Dans le monde, on estime par exemple que 6 millions d'enfants meurent chaque année de gastro-entérites hydriques.

lundi 22 novembre 2010

Le lin, fibre d'avenir du textile, pour une excellence au naturel

Le lin est une fibre de plante naturelle, sans produit chimique, bio et transformé sur place. C'est une fibre qui va être très en demande. Elle est très naturelle et pousse  dans l'humidité contrairement au coton qui a énormément besoin d'eau et d'engrais. On l'utilise aussi pour  faire du tissu, du papier et même pour la litière à chevaux. Toute est récupérer.

Par Laurence-Aboneobio le lundi 15 novembre 2010

Aujourd'hui le désir des consommateurs se tournent vers des valeurs d'éthiques, de responsabilité, d'intelligence, et en matière de textile le lin est surement la fibre qui permet de répondre à ces attentes : plante naturelle, produite sans chimie, bio par nature, transformée sur place. Le lin est une matière d'excellence, un matériau noble qui permet de passer moins de temps dans le travail, pour obtenir un beau draper, un toucher, un tomber. C'est une fibre qui a de l'avenir. Elle mobilise toute une filière (Be Linen), de la création variétale à la production de semences en passant pas le peignage et tout le procédé de mécanisation. La qualité de la production européenne (de Caen à Amsterdam) est remarquable pour sa finesse. Pas de chimie utilisée sur cette matière qui vit, un peu comme le bois. Et aujourd'hui le retour au naturel ouvre de nouveaux débouchés en matière de textiles (habillement, ameublement, linge de maison...)



Le lin est la matière à la mode, il inspirent les designers, habille les canapés, se glisse au milieu du cachemire pour donner un toucher remarquable, ...L'innovation permet des exploitations multiples. La culture ne nécessite pas des quantités d'eau pour pousser (à l'inverse du coton, pour mémo 1Kg de coton requiert 7000 à 29000 litres d’eau !), ni d'engrais. Il pousse très bien en bordure littorale, dans un secteur à faible amplitude thermique et avec de l'humidité. Dans le lin, zéro déchets, tout est utilisé ! (pour faire du tissu, du papier ou de la litière pour chevaux mais aussi pour faire un matériau aux propriétés intéressantes palliatif à la fibre de carbone)…Et au delà d'une culture respectueuse de l'environnement, elle permet aussi de maintenir une activité économique dans des zones rurales.

 
On termine par quelques chiffres : savez vous que 92.402 ha de lin cultivé en Europe, c'est 450.000 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre CO² évitées, 50 000 tonnes d’équivalent pétrole sauvées, 390 000 tonnes de produits phytosanitaires économisées ?

Lire d'autres articles sur
aboneobio sur les fibres naturelles dans le textile bio, sur le coton bio, sur l'innovation en matière de textiles, sur les dernières tendances de consommation, sur la filière du textile bio, sur les techniques dans la fabrication des vêtements pour limiter la consommation d'eau et les traitements nocifs ...

lundi 15 novembre 2010

Des bouteilles de soda comestibles

 Les chercheurs veulent créer une bouteille d'eau comestible, ayant le même procédé qu'un fruit, mais en ajoutant de l'eau à l'intérieur. Un professeur de l'Université d' Harvard, s'est inspiré de cette idée pour développer une bouteille contenant la boisson ,à l'intérieur d'une membrane, et qui se formerait devant nous. Il devrait être capable de l'expliquer d'ici un an.


Par Lucie de Ribier, publié le 28/09/2010 à 11:00


Minute Design - Boire sa boisson puis... en manger la bouteille? La trouvaille est visible dans une expo parisienne jusqu'au 30 septembre.
 
Le designer François Azembourg et une équipe de scientifiques du Laboratoire, centre de recherche et d'exposition alliant science et design, travaillent depuis quelques mois à la réalisation d'un concept original: une bouteille comestible. Ces spécialistes en biochimie cellulaire et en physique-chimie cherchent à reproduire la logique du fruit, dont la membrane est capable de contenir de l'eau. Le but? Trouver une alternative aux bouteilles en plastique à base de pétrole pas forcément recyclables.  

Prototype de bouteille comestible.  


L'idée a germé dans l'esprit de David Edwards, professeur de génie biomédical à l'université d'Harvard et fondateur du Laboratoire: "Dans un an, on commandera un Coca Light contenu dans une membrane caramélisée, et on la fabriquera devant vous" assure-t-il. Pour l'instant, le flacon est fabriqué à base d'algues brunes et ressemble à une grosse figue molle dont on croque le sommet avant de siroter le contenu à la paille. Bientôt, promettent ses créateurs, la bouteille mangeable sera rigide et vraiment étanche. Elle fait l'objet d'une exposition intitulée Le Design cellulaire, du 24 au 30 septembre au Laboratoire.  

La bouteille comestible n'est pas encore assez étanche ni rigide.  

Le Laboratoire, 4, Rue du Bouloi 75001 Paris, France. Tel: 01 78 09 49 50. Tarif plein: 6 euros, tarif réduit: 4,5 euros (étudiants, maison des artistes, plus de 65 ans), gratuité moins de 13 ans, chômeurs, carte Icom, accompagnateurs de personnes invalides, membres du LaboClub.